La nuit de Valogne = Eric-Emmanuel Schmitt

Publié le par devoreuse2livres


Un livre où c'est le monde à l'envers, un livre où on s'amuse et où on n'aime pas certaines personnes.

[Prix]
5 euro

{Mots clefs]
Dom Juan, comédie, vengeance

{Nombre de pages}
112 pages

[Quatrième de couverture]
Par une nuit orageuse, quatre femmes se retrouvent dans le chateau de la duchesse de Vaubricourt. Don Juan, qui les a bafouées autrefois, sera jugé et devra réparer ses torts en épousant Angélique, filleule de la duchesse. A la surprise générale, le séducteur mythique accepte !

[Mon avis, mes impressions]
C'est la deuxième fois que je lis une pièce de théatre de mon grés. Et surprise ! J'ai adoré. Au début, je ne savais pas à quoi m'attendre. Je me disais juste qu'une pièce de théatre c'est court et que ça devrait ce lire facilement. Cette pièce de théatre ne m'a pas détromper. Résultat ? Je suis en train de lire, beaucoup, mais beaucoup de pièces de théatre. J'ai découvers un nouveau type de lecture que j'aime beaucoup. Maintenant... il ne me reste plus qu'à aller voir les représentations de théatre ! Les personnages sont marrants, ils sont rigolos et Don Juan n'est pas du tout le même que celui de Molière. Il est plus... calme. Avant je n'avais pas aimé Don Juan avec le mélange de surnaturel et de réel. Mais la pièce de Schmitt m'a fait aimé Don Juan, son Don Juan. Il y a Angélique, qui est folle amoureuse de son Don Juan. Elle est tellement amoureuse qu'elle ne voit pas ce qui se passe autour d'elle. Elle vit dans un rève qui ne va jamais se réalisé. Et puis il y a la Comtesse, que je n'ai pas, mais pas du tout aimé. Elle est trop froide. C'est en quelque sorte un Don Juan version femme. Mais j'ai bien aimé les petites piques que se lançaient la comtesse et madademoiselle de la Tringle. Le style est fluide. Chose marrante, il y a des expressions de notre XXI eme siecle qui aparaissent dans cette pièce, alors qu'elle se passer au XVIIeme siècle. Donc c'est un mélange de genre pas désagréable et qui m'a bien fais rire. Il y a des notions qui m'ont bien fait réflechir et une chute trés importante qui conduit toute l'histoire et que l'on ne comprend que dans les dernières pages. Je ne l'aurai jamais imaginé. Dans ce livre, l'ambiance et à la convivialité et au divertissement. Beaucoup de choses m'ont fait rire. Donc, c'est un livre à lire si vous avez des petits moments de déprime. C'est facile à lire et cela ne prend que deux heures ou deux.

[Extrait]
La religieuse : Mesdames, mesdames, il faut nous comporter dignement pour mériter l'interet que nous témoigne la duchesse. Tachons plutot de comprendre pourquoi nous sommes ici. Il doit y avoir une raison. Qu'avons nous en commun ?
La comtesse : Nous sommes des femmes
Mademoiselle de la tringle : Et alors ? Cela ne justifie pas le moindre point commun entre vous et moi, par exemple. Je ne suis pas de celles qui passent sa journée à se vétir et à se peindre.
La comtesse : C'est dommage, vous devriez.
Mademoiselle de la tringle : Et je ne suis pas non plus de celles qui ne songent qu'à sacrifier leur dignité sur l'autel du lit d'un homme.
La comtesse : Visiblement, vous avez asser peu sacrifié.
Mademoiselle de la tringle : Je me suis donné à l'art et à l'intelligence.
Comtesse : Faute de givres, on mange des merles
Mademoiselle de la tringle : Je suis l'auteur de 14 romans.
Comtesse : Soit quatorze fois la même chose. (page 25)

Sganarelle (riant) : Qui je suis ? Alors là, monsieur, vous me faites rire... Qui je suis ? Mais je suis aux premières loges pour le savoir...
Dom Juan (sarcastique) : Eh bien, qui es-tu ? Je t'écoute.
Sganarelle : Je suis moi et cela me va bien, car quand je m'examine, je me trouve toutes les raisons de m'aprécier. La nature a parfois donné plus de finesses à un visage et plus d'élégance au corps, mais elle m'a donné à moi une physionomie qui inspire la confiance et un physique qui donne de l'attachement. Quant à l'intelligence, j'en sais plus qu'il n'en faut pour être valet, mais point trop pour souffrir de ma condition. Aucun des mystères de l'humanité ne m'est totalement inconnu, et cependant je ne donne pas dans l'obscur et dans l'inpénétrable comme vous : lorsque ma tête a bien travaillé, je la repose, je ne la soumet pas à des exercices trop intensifs qui risqueraient de la déranger plus que de la satisfaire.
Dom Juan : En sommes, tout va bien ?
Sganarelle : On ne peut mieux.(page 56, 57) 

Publié dans défis

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Croqueuse2livres 08/11/2009 21:21


Ahh, j'adore! Une relecture de Dom Juan complètement novatrice et tellement bien écrite. C'est le premier livre de Schmitt que j'ai pu lire et depuis je n'ai pas été déçue :)